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Librement inspiré de Dario Fo création 2008
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« Le rire libère l’homme de la peur. Tout obscurantisme, tout système de dictature est basé sur la peur. Alors rions ! » Dario Fo
Ce spectacle a fait l’objet d’une présentation d’une étape de travail aux « Chantiers en cours » à la Biennale de la Danse à Lyon le 12 septembre 2008
La création a eu lieu à la maison Folie Wazemmes, à Lille, le 7 (20 h 30) et 8 novembre 2008 (19 h)
CO-PRODUCTIONS — Culture Commune – SN du Bassin Minier — Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines – Paris — maison Folie Wazemmes - Lille Avec l’aide du Vivat – Armentières, Centre Culturel d’Avion et le soutien de l’Escapade/Hénin-Beaumont Théâtre du Nord - Lille La Condition Publique - Roubaix La Clé des Chants - Lille
Un volet de créations s’est clos, Une nouvelle page chorégraphique s’ouvre.
Aujourd’hui, Farid’O choisit Dario Fo. Une rencontre comme une évidence plutôt qu’un choix pourrait-on dire, car l’art de ces deux là alimentait déjà un dialogue. Un dialogue de jongleurs du geste et des mots mu par un désir de transmission. Ainsi, derrière un art innocent et burlesque, celui de la farce, se profile le corps politique de Farid Ounchiouene. Avec le pouvoir du rire, de sa désamorce, il soulève d’une autre manière les questions et le regard critique. Mistero Bouffo se sert de l’histoire pour restituer la mémoire du peuple et ce qui demeure une actualité vivace : sa lutte. Farid’O ne cesse de se demander comment on en est arrivé là… Aujourd’hui, Farid Ounchiouene aborde sa réflexion sur la place de l’homme et de sa dignité face aux mécanismes du pouvoir qui divise, exclut, définit le réel et attribue les places, avec la satire et le rire.
Parti pris Une recherche esthétique provoquant un impact visuel fort qui permet un contact immédiat et facile avec le propos présenté sur scène. L’esthétique jusqu’alors très dépouillée des créations de Farid Ounchiouene est complètement renouvelée car il s’agit d’apporter des images « charnues » aussi belles qu’étonnantes. La musique, les arts du cirque se mêlent à la représentation comme à l’époque moyenâgeuse, auxquels s’ajoute la pointe mordante et farceuse provoquée par l’anachronisme de la danse hip hop. L’ensemble contribue, avec les costumes et la jonglerie, à donner une place plus importante à l’imagination, à l’autonomie du spectateur. Avec cette nouvelle création, la compagnie souhaite aller à la rencontre d’un plus large public car les différentes strates de lecture permettront aux très jeunes de trouver du plaisir et de l’amusement.
Le cheminement vers Dario Fo Tout d’abord, il y a eu un retour à l’espace public, au hors cadre, hors les murs, avec « Etre dans la rue ». Aller au devant du public, à sa rencontre, au pied de chez lui. Ce chemin s’est poursuivi en 2007 avec l’exploration de la culture populaire française à travers l’art de la chanson (Brel, Barbara, Ferré,…) avec Martine Dellanoy, chanteuse des Belles Lurettes. Dans cette création, mots dansés et mots chantés disent l’histoire d’une rencontre entre un homme et une femme. Cependant, le déclencheur est avant tout l’expérience chorégraphique avec des amateurs autour des farces du Moyen Age sur l’invitation de François Chattot, Directeur du Théâtre Dijon Bourgogne. Pendant ce temps de création, en parallèle, François Chattot et Jean-Louis Hourdin montaient « Une confrérie de farceurs » également inspirée de farces du Moyen-Age et de la Renaissance avec des pensionnaires de la Comédie Française. Farid Ounchiouene assistait et participait parfois aux répétitions et à la mise en scène. Lorsque Catherine Hiegel interpréta le texte du Jongleur, Farid Ounchiouene fixa son choix. La farce entra alors à la compagnie Farid’O !
Chorégraphie Farid Ounchiouene Scénographie et décor Ettore Marchica Composition musicale Omur.H Création lumière Thierry Dubief Costumes Sylvie Dermigny Interprétation Jérémy Orville, Mélodie Joinville, Hassane Al Iatarne, Sacha Négrevergne, Willy Claeyssens, Guillaume Ranson
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